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Sauvetage du navire «Coco Lapin», Le CROSS AG, la gendarmerie et les Forces Armées en action

Le CROSS Antilles-Guyane a coordonné entre le lundi 3 et le mardi 4 septembre, une opération de recherche et de sauvetage au profit du navire «COCO LAPIN».
Celui-ci, parti de Guadeloupe à destination de Saint Vincent avec 3 personnes à bord, est tombé en panne de carburant le lundi 3 septembre dans l’après-midi. Alerté par téléphone portable (112), le SAMU 972 a relayé au CROSS AG l’appel du navire à 21h15 le lundi 3.
Le CROSS AG a ensuite engagé le soir même la vedette de sauvetage du Marin (SNS 256) et l’hélicoptère de la gendarmerie GRIFFON 972. Les recherches sont restées vaines et ont été suspendues vers 03h00 du matin. Elles ont repris le mardi matin avec le décollage du GRIFFON 972 à 07h00 et l’appareillage de la vedette de sauvetage de Fort-de-France (SNS 146) à 08h00.
L’hélicoptère PANTHER des forces armées aux Antilles a relayé le GRIFFON 972 vers 10h00 du matin permettant ainsi d’étendre la zone de recherche vers l’ouest.
Le PANTHER a finalement retrouvé le navire « COCO LAPIN » à 11h30 le mardi 4 septembre, dérivant au large de Sainte Lucie où la vedette SNS 146 a pu prendre le navire en remorque.
Le convoi est arrivé à Fort-de-France à 16h00 avec la mise en sécurité des trois marins qui sont sains et saufs. Ceux-ci ont également fait l’objet d’un procès-verbal d’infraction pour non-respect des règles de sécurité en mer.
En effet, même si le secours aux personnes en mer reste par principe gratuit, il représente dans le cas présent un coût particulièrement élevé pour la collectivité publique. Or, les recherches en mer auraient pu être significativement écourtées si le navire secouru avait été équipé, comme le prescrit la réglementation en vigueur, de moyens de repérage lumineux (lampe, projecteur, feu à retournement, etc.) et de moyens de signalisation sonore, d’un compas magnétique, de fusées de détresse et/ou d’une radio VHF pour une navigation à plus de 6 milles nautiques d’un abri.