
LA CTM EST-ELLE EN TRAIN DE DEVENIR LE FOSSOYEUR DE L’ÉCONOMIE MARTINIQUAISE ?
Le navire prend l’eau. La dette approche le milliard.
La capacité de désendettement se dégrade.
L’autofinancement s’effondre.
Les fournisseurs attendent désormais plus de quatre mois pour être payés.
Les petites entreprises martiniquaises deviennent ainsi les prêteurs involontaires de la collectivité.
Que répond alors l’orgueilleux capitaine ? Regardez la France elle doit plus de 3 000 milliards! La comparaison est sidérante. C’est un peu le capitaine du Costa Concordia, déjà dans son Golden canot (retraite), qui regarderait son navire couché sur le flanc en sortant ironiquement aux passagers :
« rrrrrrrrrrrrrooooooo ça va les gars !!? Le naufrage du Titanic était quand même vachement plus impressionnant. »
Une dette ne se mesure évidemment pas en comparant deux montants bruts. Elle se mesure à la capacité de celui qui la porte à la supporter. Un milliard pour une collectivité de moins de 350 000 habitants n’est pas « petit » ou marginal parce que l’ensemble des administrations publiques françaises doit plusieurs milliers de milliards. Et surtout, l’État et une collectivité territoriale ne disposent ni des mêmes ressources, ni des mêmes capacités fiscales, ni des mêmes possibilités de financement. Le boss a trahi la confiance des martiniquais.ses. La Chambre régionale des comptes parle de « déséquilibre financier structurel » et alerte sur une possible « spirale de dégradation de sa situation financière ». Derrière ces mots comptables, il y a l’économie réelle déja fragile. Quand une collectivité paie ses fournisseurs à plus de 130 jours, ce sont les entreprises qui lui avancent de la trésorerie… C’est quand même délirant … La petite entreprise martiniquaise paie ses salariés, ses cotisations, ses fournisseurs, sa banque… puis attend que la puissance publique honore sa facture. Waouuuu
La collectivité censée irriguer l’économie locale finit alors par assécher la trésorerie de ceux qu’elle prétend soutenir encourageant une spirale de vie chère. Voilà le véritable sujet. Pas de savoir si Paris doit 3 500 milliards. Mais de savoir comment une collectivité qui a massivement investi et emprunté en arrive à ne plus payer normalement ceux qui travaillent pour elle. Surtout...
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