
En France, le pays des doigts dans l'homme noir, la campagne présidentielle de 2027 n’a officiellement pas encore commencé, mais certains semblent déjà avoir sorti l’artillerie lourde. Ça sent fort l'andouille, pire ça sent les douilles.
Mardi 29 septembre, depuis l’Assemblée nationale, Marine Le Pen a réagi à l’enquête de Mediapart consacrée à des écrits antisémites attribués à Jordan Bardella.
La députée du Rassemblement national a alors lancé à l’adresse du média : « Il va falloir dire d’enfiler son costard en Kevlar parce qu’il y aura évidemment une réponse à la manière dont ils se comportent. »
Une formule qui n’est évidemment pas passée inaperçue.
Le Kevlar, rappelons-le, est notamment utilisé dans la fabrication de protections balistiques. De quoi donner à l’expression « tailler un costard » une dimension pour le moins particulière.
La députée écologiste Léa Balage El Mariky a annoncé avoir effectué un signalement au procureur de la République, estimant que ces propos pouvaient constituer une menace.
Le lendemain, Emmanuel Macron a lui aussi dénoncé la violence des propos visant Mediapart et mis en garde contre une escalade de la violence verbale dans le contexte politique.
Marine Le Pen, elle, assume une formule qu’elle présente comme une réponse au travail du média.
À ce stade, une chose est certaine : en 2026, à l’approche de la présidentielle de 2027, le débat politique français commence à prendre une drôle de tournure vestimentaire.
Après le costard traditionnel, voici donc venu le costard en Kevlar.
Et à force de vouloir habiller ses adversaires pour l’hiver, certains pourraient finir par transformer cette campagne présidentielle en défilé de mode… balistique. Ça sent fort les trous de balles.