Aller au contenu principal
Après la confiance effritée envers les représentants du BTP en Martinique, quel avenir pour la Caisse des congés payés ?
Actualité

Après la confiance effritée envers les représentants du BTP en Martinique, quel avenir pour la Caisse des congés payés ?

Par Rédaction Bondamanjak
3 min de lecture
Partager :


Il y a quelques jours, Bondamanjak interrogeait ses lecteurs sur un sujet simple :

« Faites-vous confiance aux représentants actuels du BTP martiniquais pour représenter les entreprises martiniquaises ? »

Le résultat a été sans appel : près de 90% des participants ne font pas confiance aux représentants actuels du BTP.

Ce sondage n'avait évidemment aucune prétention scientifique. Il reflétait simplement l'opinion des lecteurs qui ont souhaité participer. Mais il révèle néanmoins une chose : la confiance est devenue un véritable sujet de débat dans le secteur du BTP.

Nous avons donc voulu poursuivre cette réflexion. Cette fois-ci, la question portait sur la Caisse des congés payés du BTP basée en Martinique.

Là encore, les réponses interpellent : 93 % des participants ont évalué le fonctionnement de la Caisse des congés payés comme étant insatisfaisant. 

Plus surprenant encore, de nombreux lecteurs sont allés beaucoup plus loin en estimant que la Caisse devrait tout simplement disparaître.

Elle collecte et gère des cotisations considérables (pour ne pas dire butin) et occupe une place singulière dans l'organisation du secteur du BTP. En effet, les entreprises sont dans l'obligation d'y adhérer et d'y cotiser. Une particularité propre au BTP et qui la distingue de tous les autres secteurs d'activité. Cette spécificité crée naturellement des attentes élevées en matière de gouvernance, de transparence et de qualité de service.

Dès lors, au vu des résultats du sondage, plusieurs interrogations : 

Cette institution répond-elle encore aux attentes des entreprises qui la financent grassement ?

Les prestations offertes sont-elles à la hauteur des cotisations versées ?

La gouvernance est-elle suffisamment transparente ?

Les dépenses engagées correspondent-elles aux exigences de sobriété que l'on attend d'un organisme financé par les entreprises du secteur ? (on pense notamment aux billets d'avion en classe business à plusieurs milliers d'euros pour qu'Antoine puisse voyager vers l'Hexagone)

Autant de questions qui méritent d'être posées sereinement, quand on sait qui siège à la Maison du BTP...

Lorsque la confiance commence à s'effriter, le silence ne constitue jamais une réponse.

Les résultats de nos sondages ne sont pas un jugement, mais bel et bien un signal d'alarme.

Libre désormais aux dirigeants de la Caisse, aux organisations professionnelles et aux entreprises d'en tirer les enseignements.

Et puisque certains aiment rappeler le proverbe créole "Yo pa ka voyé roch adan pié mango ki pa ka poté", rappelons qu'avant de discuter des pierres (de paul ou jacques), il est parfois utile de regarder l'état du verger.

Et vous ? Quel avenir voyez-vous pour toutes ces structures brinquebalantes du BTP, dont la légitimité est ouvertement questionnée ?

La messagerie de Bondamanjak est ouverte...

Pour en savoir plus : https://www.bondamanjak.com/les-caisses-des-conges-payes-du-btp-une-cagnotte-patronale/

Partager cet article

Partager :

À lire aussi

Martinique : le procès MADIVIAL comme si vous y êtiez
Actualité

Martinique : le procès MADIVIAL comme si vous y êtiez

Gilles DEGRAS
BTP Martinique : ce matin, les administrateurs de la CERC vont-ils jouer les figurants ?
Économie

BTP Martinique : ce matin, les administrateurs de la CERC vont-ils jouer les figurants ?

Gilles DEGRAS
Martinique inhabitable en 2040? Le grand déni
Environnement

Martinique inhabitable en 2040? Le grand déni

Gilles DEGRAS
MEDEF MARTINIQUE : CATHERINE RODAP QUITTE LE NAVIRE… MAIS LE NAVIRE EST-IL EN RÈGLE ?
Actualité

MEDEF MARTINIQUE : CATHERINE RODAP QUITTE LE NAVIRE… MAIS LE NAVIRE EST-IL EN RÈGLE ?

Gilles DEGRAS

Commentaires

Connectez-vous pour laisser un commentaire.

Aucun commentaire. Soyez le premier à réagir.