ESCLAVAGES

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Par Harry Roselmack.

Comment peut-on décemment disqualifier le fait communautaire en France ? S’il existe en dépit des prétentions d’unité et d’indivisibilité du corps social Français, c’est parce que notre République a échoué à éradiquer les discriminations raciales et sociales. On se perçoit comme Noir en France parce que la couleur de notre peau influence – plus ou moins, parfois positivement, souvent négativement – les gens ici, parce qu’elle a un impact sur notre vie ici. Que le fait communautaire soit nié par ceux qui utilisent la République comme un étouffoir des différences ne change rien à sa légitimité.
Cela ne justifie pas en revanche l’expression radicale du sentiment communautaire, à savoir le communautarisme. Ma négritude est un élément de mon identité. Elle me donne dans une certaine mesure une responsabilité vis à vis des gens qui partagent le même phénotype que moi. Elle m’enjoint de chercher les conditions d’un vivre ensemble plus équilibré. Ma négritude seule ne me définit pas. Elle n’est pas maîtresse de mes émotions. Elle ne guide pas ma réflexion, mes décisions et mes actions. Voilà la différence entre le fait communautaire et le communautarisme.
Lorsque des hommes sont privés de liberté, de dignité, des droits élémentaires que leur confère leur humanité, je suis révolté. Parce que je suis un être humain attaché aux droits des êtres humains. Ils auraient été blancs, ma réaction aurait été la même. Beaucoup d’entre nous avons réagi, interpellé les autorités de nos pays, les dirigeants de l’Union Africaine, et mis l’Union Européenne devant ses responsabilités. J’ai signé en ce sens une tribune qui a participé à faire bouger les choses. Ce combat n’est pas terminé, car rien n’indique que cette nouvelle traite négrière a cessé.
Doit-on pour autant, en attendant, taire les autres situations d’esclavage contemporain ? Devrais-je en tant que journaliste, taire des situations d’esclavage, au motif que ceux qui en sont responsables sont Noirs ?

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