Martinique : Jean-Marc Party du journalisme à l’analyse psychanalytique du bricoleur picoleur ?

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Alfred Marie-Jeanne veut-il fracasser le MIM ? Au-delà de sa tentative de sabordage du mouvement qu’il préside, il convient de se demander s’il ne souhaite pas dissuader quiconque de se proclamer favorable à l’indépendance nationale de la Martinique. Son attitude risque de produire la défiance envers un idéal qu’il a longtemps incarné, un effet inattendu.

Depuis de longs mois, son comportement est à ce point contraire à la logique politique que des militants de plus en plus nombreux prennent position contre lui. Certains se demandent, ô sacrilège, si leur chef n’est pas frappé de démence. D’autres avouent anba fèy  « le MIM ka maché tjou pou tèt ».

Pourtant, il n’existe pas l’ombre d’une divergence d’ordre idéologique, ou d’un désaccord stratégique entre le chef du MIM et son fils spirituel désormais renié, Jean-Philippe Nilor. Aucune échéance électorale ne se profile à court terme qui pourrait justifier cette dispute incompréhensible.

Pourtant, les dissensions sont monnaie courante au sein des formations politiques. Soit parce que des personnalités s’opposent sur des visions différentes. Soit parce qu’elles nourrissent des inimitiés personnelles. Ces deux causes allant souvent ensemble, du reste.

Ainsi, dans la période récente, le Parti progressiste s’est séparé des partisans de l’ex-candidat présidentiel Macron. 

Claude Lise est parti créer le Rassemblement démocratique en 2006 pour illustrer sa conception de l’autonomie. Le Parti communiste a subi une saignée avec le départ de Pierre Samot en 1998. Quant à la famille de la droite, elle est coutumière des déchirements et des séparations fracassantes.
Et ne parlons pas du divorce entre les républicains Ernest Deproge et Marius Hurard en 1885, en désaccord sur le degré d’assimilation à réclamer. Ne parlons pas non plus de la violence des attaques entre Victor Schoelcher et Cyrille Bissette sur l’émancipation des esclaves.

Dans tous ces cas de figure, nous avions affaire à des désaccords de fond. L’innovation avec la crise du MIM, c’est qu’elle n’est pas d’origine politique, mais purement humaine. Au 21e siècle, notre vie politique tiendrait donc à la santé de quelqu’un ? Kimafoutiésa !

Dans cette chronique qui sent autant la nique que l’anis acculé, le journaliste Jean-Marc Party, utilise pour résumé, deux mots importants.DÉMENCE et SANTÉ.

La démence (du latin dementia signifiant « folie ») est une sérieuse perte ou réduction des capacités cognitives suffisamment importante pour retentir sur la vie d’un individu et entraîner une perte d’autonomie. Les fonctions cérébrales particulièrement atteintes peuvent être la mémoire, l’attention, et le langage. Elle peut être temporaire, à la suite d’une lésion cérébrale majeure ou d’un déclin psychologique à long terme.

Le terme de démence, en médecine, est un terme technique qui ne doit pas être confondu avec la signification commune de ce terme dans le langage courant (folie furieuse). Les démences sont synonymes de neurodégénérescences. Elle est classiquement définie comme un affaiblissement psychique profond, global et progressif qui altère les fonctions intellectuelles fondamentales et désintègre les conduites sociales. Elle atteint la personnalité en ce qui concerne le fait d’« être raisonnable », c’est-à-dire dans le système de ses valeurs logiques, de connaissances, de jugement et d’adaptation au milieu social. La démence a d’abord été définie par son caractère de déchéance progressive, incurable. Les progrès thérapeutiques depuis le début du xxe siècle (par exemple avec traitement de la paralysie générale) ont permis de relativiser cette image. il n’en reste pas moins que « spontanément » la démence évolue vers une aggravation progressive et la déchéance psychique terminale.

En début de chronique, Party prend la précaution d’attribuer le mot DÉMENCE aux militants du MIM. Pas mal. Sauf qu’à la fin de son propos, le verbe est au-dessus d’un sujet devenu euphorisant. Et quand il écrit…Au 21e siècle, notre vie politique tiendrait donc à la SANTÉ de quelqu’un il adhère à la vision des militants qui diagnostiquent la DÉMENCE.

Et comme aurait pu dire Fanon …pétèt ke tèt ou pâti boug mwen ?
Reste à savoir par exemple…qui a été récemment l’avocat de Jean-Marc Party ? La réponse à cette question pourra éclairer beaucoup de zones d’ombres. Oh mon dieu, oh my God, oh, ma Diana, oh djee Zeus…oh pital de la Meynard…Si la Martinique n’existait pas…il faudrait l’inventer. A suivre.

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