
Cette phrase m'est tombée dessus comme un coutelas sur un coco nain transgénique.
Comme une vérité qui n'est pas bonne à dire, surtout à une époque où le mensonge semble avoir autant d'avenir qu'une idéologie factice.
Le carnaval est la période de l'année où le Martiniquais se déguise le moins.
Alors j'en ai parlé avec José, avec qui j'ose souvent des échanges qui me changent de la banale bacchanale.
J'étais peut-être sur la bonne voie puisque j'ai reconnu Flo sous son masque de vidéaste flasque et faste à la fois, alors que je ne sais presque rien d'elle.
J'avais simplement mémorisé, à Tivoli, ces coliques bucoliques. Ces tortures intérieures qui caractérisent ce qui nous sert, à vie, de visères communes.
Nous sommes ça quand hélas tique.
Nous sommes ça.

Fictif jouet sombre à notre propre carnaval.
Et si le véritable déguisement n'était finalement pas celui que l'on enfile le samedi gras, mais celui que l'on porte les 360 autres jours de l'année ?
Fanon ? Césaire ? Glissant ?
Glissons.
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