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Martinique : GLAUQUE 26
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Martinique : GLAUQUE 26

Par Gilles DEGRAS
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La mort n'a visiblement pas pris de congés en Martinique. Même pendant la Toussaint, période traditionnellement consacrée au souvenir de ceux qui nous ont quittés, les armes à feu continuent de parler. Et le compteur des homicides tourne.

C'est désormais le nombre d'homicides enregistrés en Martinique depuis le début de l'année 2026.

Le dernier en date s'est produit dans la nuit du dimanche 1er au lundi 2 novembre, au quartier Plaisance, au Lamentin. Un jeune homme de 26 ans a été mortellement atteint par plusieurs projectiles, à l'impasse Mapou. Les secours n'ont pas réussi à le réanimer.

Mais derrière ce 26e chiffre, il y a une réalité qui devrait empêcher toute banalisation : 25 de ces 26 homicides ont été commis avec une arme à feu.

Et le week-end de la Toussaint avait déjà été particulièrement meurtrier. Trois hommes avaient perdu la vie lors de fusillades aux Trois-Îlets et à Rivière-Salée dans la nuit du 30 au 31 octobre. Quatre morts par balle en quelques jours.

Au Lamentin, le maire David Zobda a livré une déclaration particulièrement grave. Selon ses propos rapportés par RCI, la victime aurait été capturée puis amenée à Plaisance pour y être exécutée.

Si ces circonstances sont confirmées par l'enquête, nous ne sommes plus simplement face à une fusillade de plus. Nous sommes face à une violence qui interroge directement la capacité des institutions à protéger les habitants.

26 homicides. 25 armes à feu. Et toujours cette même question : qui tient réellement le compte de la peur qui s'installe dans les quartiers ?

Les communiqués s'enchaînent. Les réactions politiques aussi. On réclame des moyens exceptionnels, on annonce des opérations, on évoque les trafics et la circulation des armes.

Pendant ce temps, les familles enterrent ou incinèrent leurs enfants, leurs frères, leurs proches.

La Martinique ne peut pas se résoudre à regarder son compteur macabre progresser comme s'il s'agissait d'un indicateur économique.

À ce rythme, le fait divers devient un fait de société. Et le silence, une forme inquiétante d'accoutumance.

Lire aussi : https://www.bondamanjak.com/le-bruit-des-douilles/

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