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Que cache le défrisage intensif des cheveux crépus?

Défrisage: le rejet du cheveu crépu par les femmes noires Un café parisien près de la gare du Nord. ­Cilia, une belle jeune femme de 29 ans d'origine gabonaise, a les cheveux mi-longs, auburn et raides, des extensions cousues sur des ­tresses hyperserrées autour de son crâne. Elle consacre une heure par jour et 200 € par mois en soins, coiffeur, extensions et défrisage : « Quand j'étais ­petite, je ne rêvais que de cheveux lisses, comme mes poupées. Au Gabon, où j'ai passé mon enfance, 90 % des

Par Rédaction Bondamanjak
2 min de lecture
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Défrisage: 'Les cheveux crépus, c'est galère. C'est incoiffable'

Aux Etats-Unis, c'est le documentaire « Good Hair »*, coécrit par le comique afro-­américain Chris Rock, qui, fin 2009, a remis sur le ­devant de la scène les rapports douloureux et passionnels qu'entretiennent les femmes noires avec leurs cheveux. Chris Rock a eu l'idée du film le jour où sa fille est rentrée de l'école en lui demandant : « Papa, pourquoi je n'ai pas de 'bons cheveux' ? » Lors de ses recherches, il découvre que plus de 90 % des Afro-­américaines dépensent 9 milliards de dollars par an, soit sept fois plus que les femmes blanches, pour se défriser, se faire coudre des extensions ou porter des perruques.

 

Les vedettes de talk-show Oprah Winfrey et Tyra, toutes deux noires et défrisées, s'emparent de la question. Sur le plateau du « Tyra Show », les téléspectateurs découvrent une petite fille noire qui étreint en pleurant une poupée Hannah Montana aux cheveux de nylon jaunes et raides : « On se moque de moi à l'école parce que j'ai les cheveux crépus. On me dit que c'est moche et que ça fait pauvre... Les cheveux afros, c'est affreux ! Je veux être comme ma poupée ! » Les autres ­invitées enchaînent. Taheedah, la trentaine, raconte qu'elle se défrise depuis ses 12 ans parce que « les cheveux lisses sont plus acceptables pour trouver du travail et un fiancé ». Elle explique que 80 % de son budget passe en soins pour cheveux et qu'elle rêve du « white girl flow », d'une chevelure souple qui bouge quand elle secoue la tête, comme dans les pubs pour shampooings. Une autre avoue qu'elle applique des défrisants chimiques sur sa fille de 3 ans, au risque de lui brûler le crâne et de la rendre chauve : « Vous comprenez, les cheveux crépus, c'est galère. C'est incoiffable. » Une troisième déclare qu'elle ne fera un enfant qu'avec un Blanc ou un Indien pour accroître ses chances d'avoir un bébé doté de « good hair ».

 

*'Good Hair' n'a toujours pas trouvé de distributeur en France.

 

Source : www.marieclaire.fr

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