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GILDA #GONFIER : ELLE VEUT DONNER AUX #ESCLAVES LE DROIT À LA PAROLE

Originaire des Antilles, Gilda #Gonfier s’intéresse depuis une dizaine d’année à l’#esclavage. Diplômée de Sciences Po Toulouse en 1994, elle veut, par l’écriture, faire ainsi comprendre l’une des pages les plus sombres de l’histoire de sa région.
Après l’abolition de l’esclavage en 1848, 250 000 esclaves ont été libérés en #France, principalement en #Guadeloupe, en #Martinique et à La #Réunion. Gilda Gonfier donne la parole à quelques uns d’entre eux dans un ouvrage coécrit avec les historiens Frédéric Regent et Bruno Maillard*. Cette diplômée de Sciences Po Toulouse originaire de et installée en Guadeloupe a réuni des témoignages d’esclaves devant les tribunaux au cours de la première moitié du XIXe siècle. « Ces sources n’avaient jusqu’à présent pas été exploitées, explique Gilda Gonfier. Pourtant, qu’ils soient accusés ou simples témoins dans des affaires pénales, les esclaves évoquent leur quotidien. Je voulais fuir le manichéisme avec d’un côté le méchant maître et de l’autre l’esclave victime. Ici, il s’agit, sans jugement moral, de connaître et de comprendre la condition d’esclave et aussi pourquoi ce système a duré aussi longtemps. »
C’est en découvrant que l’un de ses ancêtres avait lui-même été affranchi qu’elle a voulu s’intéresser à l’esclavage il y a une dizaine d’années. Ses recherches nourrissent des essais mais aussi des fictions : elle a notamment coécrit Le cachot, une pièce de théâtre radiophonique racontant le procès d’un maître ayant donné la mort à son esclave.

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