Daniel Marie-Sainte répond à Camille #Chauvet sur les marchés d’enrobés attribués « carnavalesquement » à la Colas

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Camille #Chauvet, ainsi qu’il en a l’habitude, s’est livré à une nouvelle injurieuse agression à mon encontre dans un article qu’il a publié sur son blog.
Je constate qu’il est furieux que je puisse utiliser mon droit d’expression d’élu de l’opposition pour dénoncer les mauvaises actions de la majorité à laquelle il appartient.
Son unique discours consiste à me traiter de « menteur » sans pouvoir apporter aucun contre-argument à propos des faits concrets que que je dénonce.
C’est pour cela que je publie, à nouveau la déclaration que j’ai faite, à la séance plénière de la Région, le 24 février dernier, suivie de ma réponse à l’article Camille Chauvet :
« INTERVENTION DE Daniel MARIE-SAINTE
(Lors de la séance plénière du Conseil Régional de la #Martinique du 24 février 2015)
A PROPOS DES MARCHES D’ENROBES
Je constate que le procès verbal de la réunion de la CAO du 4 février 2015, au cours de laquelle ont été attribués ces marchés, n’a pas été joint au dossier transmis aux élus, à l’occasion de cette séance plénière.
C’est pour cela que je dirai des choses très graves que m’impose ma conscience :
Je compléterai l’information de l’Assemblée, sans aller au-delà de ce que l’obligation de discrétion qui doit entourer les délibérations de la CAO, m’impose.
Le classement des offres des entreprises pour le lot 1, concernant « la Fabrication, fourniture, transport et mise en oeuvre de matériaux enrobés aux liants hydrocarbonés dans le secteur géographique Ouest », n’a pas fait l’unanimité au sein de la CAO.
En effet, chose exceptionnelle, les représentants de deux des trois groupes de l’Assemblée n’ont pas approuvé le choix retenu par la CAO.
Il faut savoir que, le plus souvent, les votes sont unanimes au sein de la CAO.
Pour ne pas en dire davantage, je me contenterai d’avouer que j’ai eu la désagréable impression que le rapport d’analyse qui nous a été présenté, sous la responsabilité politique du RPA (Représentant du Pouvoir Adjudicateur), devait aboutir à un résultat prédéterminé.
L’offre, qui a été classée en première position pour l’attribution du lot n°1, ne méritait pas de l’être !
J’ai tenté, en vain, de faire admettre mon analyse, lors de la réunion de la CAO.
La décision des représentants de la majorité m’a laissé dubitatif, car ma position prenait en compte, véritablement, l’intérêt de la Collectivité.
C’est, d’après moi, le rôle premier de la CAO.
Mon doute s’est renforcé, lorsque, une dizaine de jours plus tard, je pris connaissance du contenu d’un article du quotidien ‘France-Antilles paru le 14 février 2015, dont j’ai ici la copie, qui m’apprend qu’une association, de création récente, ayant pour objet l’animation du carnaval et dont les responsables sont proches politiquement de la majorité régionale, avait bénéficié d’argent versé par l ‘entreprise à qui a été attribué le lot1.
Je cite un extrait de l’article de France-Antilles qui parle de l’association « MI NOU LA »:
« Parmi le personnes aux commandes, mais dans l’ombre, on trouve Catherine CONCONNE, vice-présidente du Conseil Régional. « Nous avons sollicité Catherine, parce que elle a un très gros réseau, elle nous à aider à monter le projet et à récolter les fonds » explique Claude FORMONT qui est elle conseillère municipale de Fort de France »
Plus loin dans le même article, on peut encore lire que, je cite : « Colas fait partie des financeurs. Certains ont fait des chèques allant jusqu’à 15.000 euros.» (Fin de citations).
Face à un tel constat fait en deux temps :
– 1°) Le 5 février je prends connaissance d’un rapport d’analyse des offres qui me semble tendancieux.
– 2°) Le 14 février, je découvre, dans la presse, une déclaration d’une conseillère municipale, proche de votre parti, qui nous apprend que par l’intermédiaire de votre première Vice-présidente, l’entreprise, désignée titulaire du Lot 1, a versé de l’argent à une association qui vous est proche,
Vous comprendrez, Mr le Président, que je suis très perplexe et le doute s’installe en moi!
Aussi pour rester dans la ligne que nous avons défendue au sein de la CAO, le groupe des Patriotes Martiniquais et sympathisants demande des votes séparés pour le « lot 1 » et pour le « lot2 ».
Notre groupe votera :
– « contre » l’autorisation de signer le marché concernant le « lot 1 »
– « pour » l’autorisation de signer le marché concernant le « lot 2 »
Le 24 février 2015
« DMS »
Ma réponse à Camille Chauvet:
« Suite à l’article publié par Camille Chauvet :
Quoique ma réponse soit déjà contenue dans l’intervention que j’ai faite en plénière le 24 février dernier.
A cette déclaration j’ajoute que le lot n°1 concernant « la Fabrication, fourniture, transport et mise en oeuvre de matériaux enrobés aux liants hydrocarbonés dans le secteur géographique Ouest », n’a pas été attribué à l’entreprise la mieux disante !
L’offre de l’autre entreprise, d’égale qualité, était moins chère !
L’intérêt, bien compris de la Région, donc des contribuables, était d’attribuer le Lot n°1 à l’autre entreprise, d’autant plus que ce marché est passé pour 4 années (1 an renouvelable 3 fois) !
Il faut noter que dans mon intervention publique, en séance plénière, je n’ai jamais mis en cause les fonctionnaires de la région, car les rapports présentés devant la Commission d’Appel d’Offres (CAO) se font sous la responsabilité politique du président de la CAO, Jean-Claude Duverger, à qui ils doivent être soumis au préalable !
Au sujet des autres « affaires » évoquées par Camille Chauvet, mais qu’il connaît manifestement très mal, j’ajouterai que :
– 1°) S’agissant de « l’affaire du Rond-Point de Tilo » que le président de région voulait ajouter, à l’aide de simples avenants aux marchés publics passés avec les entreprises pour les travaux de mise à 2X2 voies de la RN1au Lamentin (entre Sarrault et Pelletier).
Je m’étais opposé à cela en CAO, parce que l’adjonction de ces travaux supplémentaires consistant à faire construire par les entreprises, déjà sur place, sans recours à une mise en concurrence, un nouveau giratoire, non prévu à l’origine, et dont l’importance et le coût changeaient l’économie du projet.
Car, passer des avenants aussi importants (+ de 25%) est illégal !
Didier LAGUERRE, alors président de la CAO, avait tenté de passer en force
Je m’étais, à nouveau, opposé à ces avenants lors de la réunion de la Commission permanente ; sollicitée pour donner, au président du Conseil Régional, l’autorisation de les signer.
Il faut, de plus, signaler qu’entre temps les travaux avaient été exécutés sur le chantier, alors qu’aucun ordre d’exécution officiel écrit n’avait été donné. (Peut-être, les entreprises avaient-elles eu un ordre verbal, sans valeur légal.)
Suite à ma détermination et à l’impossibilité de payer les entreprises pour des travaux réalisés de façon, manifestement illégale, Serge Letchimy a dû renoncer à signer les avenants.
Il a été contraint de passer des conventions transactionnelles, sous le contrôle du juge administratif, pour pouvoir payer aux entreprises les travaux de réalisation du « rond-point Tilo ».
– 2°) S’agissant de « l’affaire de la Passerelle de Fonds Giraumon», mon rôle à consister à relayer, de manière répétée avec beaucoup d’insistance (c’est vrai), une pétition signée par 86 familles lamentinoises.
Ces familles, résidant au Quartier Fonds Giraumon à Pelletier- Lamentin, quartier coupé en deux par la RN, lors de sa construction dans les années 1960 par l’État.
La mise à 2X2 voies de la RN1, séparée par une glissière en béton, rendait impossible la traversée à pied de la chaussée.
Ces familles ont réclamé dans une pétition adressée au président de la région, la construction d’une passerelle piétonne et ils m’en ont adressé une copie, en ma qualité d’élu du Lamentin.
Serge Letchimy, s’est livré à une polémique lorsque j’ai évoqué cette pétition à l’occasion d’une séance plénière, m’accusant d’avoir manipuler ces citoyens.
Mais devant mon opiniâtreté, il s’est résigné à lancer un nouvel appel d’offres pour faire réaliser cette passerelle dont la construction est, actuellement, presque terminée.
Je constate que le néo-ppm ne me pardonne pas d’avoir fait Letchimy reculer sur ces deux affaires !
3°) S’agissant de l’affaire de « l’école de la Dominique » évoqué par le même Camille Chauvet, elle est similaire à « l’affaire du monstre de Loch Ness » qu’ils ressortent à chaque élection pour tenter de salir la réputation d’Alfred MARIE-JEANNE et de sa famille.
Pour ce que je sais de cette affaire qui relève de la coopération avec la Caraïbe, à l’époque, les choses se sont passées dans les règles, car votées à l’unanimité tant en séance plénière qu’en Commission Permanente.
La justice s’étant saisie de cette affaire après la dénonciation « anonyme » formulée, à l’époque, par le néo-ppm, je peux témoigner qu’Alfred MARIE-JEANNE attend la suite avec sérénité.
G
Le 3 mars 2015
Daniel MARIE-SAINTE

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