Victorin #Lurel annonce la relance de la campagne « déposez les armes » en #Guadeloupe

Le ministre des Outremer, Victorin #Lurel, a annoncé jeudi à l’AFP que l’Etat allait relancer la campagne « déposez les armes » en #Guadeloupe, alors que le département antillais détient le record national de meurtres avec 37 morts depuis le début de l’année.

Dans la foulée, la préfète de la Guadeloupe, Marcelle Pierrot, a annoncé jeudi à la mi-journée (heure locale) le lancement, « à compter du 13 septembre », d’une « nouvelle campagne de presse contre la circulation des armes »: « les modalités de dépôt des armes et l’organisation opérationnelle qui sera mise en oeuvre pour assurer la collecte des armes seront présentées lors d’une conférence de presse » vendredi, indique-t-elle dans un communiqué.

Dans la matinée, à Paris, M. Lurel, élu guadeloupéen et ancien président de région, s’était dit « préoccupé » par le phénomène de la détention d’armes dans l’archipel.

Une première campagne « Déposez les armes », inspirée de ce qui se fait aux Etats-Unis, avait été menée du 2 février au 31 mars dernier et avait permis de récupérer, en trois semaines, 89 armes et 459 munitions selon le ministère et, selon les chiffres officiellement rendus publics en Guadeloupe à l’époque, un total de « 63 armes et de 300 cartouches et munitions diverses ».

Un arsenal hétéroclite allant du « revolver non classé » au « pistolet à poudre noire calibre 44 », du fusil à pompe au fusil de chasse, du pistolet d’alarme au revolver 9 mm avait ainsi été récolté dans les commissariats de police et brigades de gendarmerie, l’impunité étant garantie à leurs détenteurs.

« Moi, ministre, j’avais un vieux fusil d’il y a 25 ans, je l’ai remis pour l’exemple », a indiqué M. Lurel. Le ministre n’a pas caché son étonnement face à l’évolution des moeurs constatée dans son île natale, où les meurtres impulsifs au coutelas, l’instrument de travail agricole dont chacun était doté, se commettent aujourd’hui par armes à feu.

« Ce qui interpelle, c’est cette culture du passage à l’acte, avant cela se réglait à coups de poings ! », a insisté M. Lurel. « Il faut un sursaut moral, dans les familles, dans toute la société », a-t-il affirmé, estimant que s’il y avait « bien sûr une responsabilité politique, il y a aussi une responsabilité individuelle et collective à engager dans cette lutte contre la violence ».

Selon lui, « c’est un ensemble de facteurs qui explique ce phénomène, pas simplement la déshérence, le chômage mais aussi des addictions et la présence d’armes blanches – coutelas, couteaux et canifs ».

Le ministre des Outremer a rappelé que « sitôt notre arrivée aux responsabilités, nous nous en sommes préoccupés et des moyens importants ont été déployés », parlant notamment d’un escadron de gendarmerie déployé cet été et des policiers installés lundi, « rattrapant le retard considérable des dix dernières années ».

La Guadeloupe est dotée de vidéo-protection autour d’établissements scolaires et dans les quartiers criminogènes, et dispose d’une circulaire pénale spéciale. De plus, elle « est le seul département de France a avoir mis, après débat avec les familles et élus, un portique (de détection de métaux, ndlr) au lycée du Lamentin », a rappelé aussi Victorin Lurel.

« Une politique tous azimuts est engagée pour lutter contre la violence, le gouvernement se donne les moyens de cette lutte », a-t-il plaidé. Le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, se rendra sur l’île « en octobre », a-t-il confirmé.

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