Malcolm X (1925 -1965) – De Malcolm Little à Malek El Shabazz (radio)

Le personnage de Malcolm X provoque toujours de vives réactions. Trop « violent », trop radical, trop…
La société bien pensante lui préfère le modéré Martin Luther King (qui ne connu pas un meilleur sort : ils sont morts tous les deux assassinés par le FBI ou ses pantins).
En 2016 se revendiquer de Malcolm X est encore pris pour un acte « militant »… « radical ».
Alors écoutons la parole de la radio publique française parler de Malcolm Little, alias Malcolm X.
C’est sûr qu’avec le label « France Culture » le sujet Malcolm X devient soudain plus abordable.
non ? (lol)

malcolm X
Enfant pauvre dans le Michigan, issu d’une famille modeste qui subit les violences du Ku Klux Klan, Malcolm Little connut la misère, les deuils, la peur, les humiliations.

Après l’assassinat de son père et l’internement en institution psychiatrique de sa mère, Malcolm fut happé par les dérives nocturnes des ghettos. Petite main de la pègre, il fut condamné à dix ans de prison. Pendant son incarcération il se convertit à l’Islam et lut avec avidité.

A sa libération, il devint le porte-parole hautement charismatique de la Nation de l’Islam, organisation religieuse, minoritaire au sein de la communauté noire, qui prônait un séparatisme radical et pourfendait « les démons blancs » en annonçant l’Apocalypse.

Après son pèlerinage à la Mecque et son adhésion à un Islam plus orthodoxe, Malcolm X rompit avec la Nation de l’Islam pour un militantisme plus actif politiquement. De meetings en meetings où son verbe enflammait l’auditoire, il affina ses prises de position. L’Afrique était au cœur de sa pensée, l’Afrique terre des origines, espace géographique mais aussi entité culturelle et spirituelle, l’Afrique comme ciment d’une identité et d’une fierté à restaurer.

Malcolm X l’imprécateur n’était pas l’homme des compromis. Ses discours rageurs pourfendaient aussi bien les Blancs que les Noirs intégrationnistes qui luttaient pour le Mouvement des Droits Civiques, sous l’égide de Martin Luther King, son grand ennemi politique qualifié par lui d’Oncle Tom.

Ses voyages multiples l’amenèrent à rencontrer les leaders des pays décolonisés. Il inscrivit alors son combat dans l’optique d’une révolution mondiale des peuples opprimés par l’Impérialisme et la colonisation.

On le considère comme le précurseur du Panafricanisme. Sa pensée politique qui devenait plus concrète et s’ouvrait vers le monde fut arrêtée net par les balles de ses assassins le 21 février 1965.

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