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Bally Bagayoko ATOMISE Raphaël Gluksmann le Parti Socialiste et Emmanuel Macron
Politique

Bally Bagayoko ATOMISE Raphaël Gluksmann le Parti Socialiste et Emmanuel Macron

Par Gilles DEGRAS
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Cynique autant que sarcastique, Bally Bagayoko est vraisemblablement un expert en billard politique. Un bon coup de queue et hop il fait valser les boules et envoie bouler les gauchistes qui portent à droite. C'est trop bon.

J’adresse mes plus chaleureuses félicitations à Raphaël Glucksmann pour sa victoire à la primaire de la gauche caviar. Un scrutin fermé, à 15 euros le bulletin, réservé à quelque 140 000 initiés : on ne pouvait rêver meilleur reflet de la France qui se lève tôt.

Mais je le dis sincèrement : cette victoire est une bonne nouvelle. Elle met fin à une ambiguïté qui n’a que trop duré. Depuis des mois, on nous expliquait que la gauche devait se rassembler « au centre », c’est-à-dire nulle part. Désormais, tout est clair.

D’un côté, le nouveau Macron. Entouré d’anciens macronistes, il fait de la promesse de ne jamais s’allier à la gauche de rupture le cœur de son projet. Son programme rassure les salons parisiens bien plus que les cages d’escalier de nos quartiers. C’est une gauche qui parle d’Europe avec élégance, mais qui détourne le regard quand les classes ferment, quand les loyers flambent, quand les services publics sont démantelés.

De l’autre, le candidat du peuple : Jean-Luc Mélenchon. Il porte le blocage des prix, la retraite à 60 ans, la planification écologique et la VIe République. Il s’adresse aux abstentionnistes, à la jeunesse, aux travailleurs précaires, à ces millions de femmes et d’hommes qu’on a trop longtemps laissés au bord de la route.

À Saint-Denis comme à Pierrefitte, nous savons ce que veut dire une gauche qui gouverne pour le peuple : refuser les expulsions locatives, défendre chaque classe, protéger chaque habitant. Ce n’est pas une posture. C’est un engagement.

En avril 2027, les électeurs n’auront plus à choisir entre des nuances de gris. Ils choisiront entre l’accommodement et la rupture, entre la gauche du confort et la gauche du courage.

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