La scène restera probablement comme l’une des images fortes de cette 81e Assemblée générale des Nations unies.

Ce jeudi 24 septembre 2026 à New York, au moment où Benjamin Netanyahu monte à la tribune de l’ONU, des dizaines de diplomates quittent l’hémicycle. Huées, mouvements dans la salle, applaudissements de ses soutiens : l’ambiance est tout sauf diplomatique.
Un chiffre circule : 77 délégations. Mais il mérite une précision importante. Selon un décompte attribué à des responsables israéliens, 77 représentations auraient été soit absentes, soit sorties de la salle. Autrement dit, on ne peut pas affirmer avec certitude que 77 pays se sont tous levés simultanément pour protester.
Face au mouvement, Netanyahu n'a pas cherché l'apaisement. Il a lancé aux délégations quittant la salle :
« S'il reste encore des lâches dans cette salle, qu'ils partent maintenant. »
Le Premier ministre israélien a ensuite défendu la politique militaire de son gouvernement et rejeté les accusations formulées contre Israël concernant la guerre à Gaza.
Au-delà de la bataille des chiffres, l'image est là : une Assemblée générale qui se vide au moment où Netanyahu prend la parole.
À l'ONU, parfois, le silence diplomatique fait beaucoup de bruit.