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Du faux bourg Saint-Honoré en passant par  la Collectivité Territoriale de Martinique
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Du faux bourg Saint-Honoré en passant par la Collectivité Territoriale de Martinique

Par Rédaction Bondamanjak
3 min de lecture
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Quand la loi gêne, on change le contrat. Voilà sans sel, sans poivre et surtout sans enfumage la petite cuisine électorale du faux bourg Saint-Honoré en passant par la Collectivité Territoriale de Martinique pour conquérir la commune Saint-Joseph.

À Saint-Joseph, la campagne municipale ressemble à un atelier de bricolage administratif.
Une règle d’inéligibilité, un calendrier clair, et… une solution créative quand ça coince.

Au centre du décor : Laurent Saint-Honoré, toujours agent de la Collectivité Territoriale de Martinique, où il occupe un poste sensible de responsable du parc automobile.
Un rôle au contact direct des moyens matériels de la collectivité, exactement le type de fonction pour laquelle la loi électorale attend une séparation nette avant de se lancer dans une campagne municipale.

Problème : la règle impose une vraie rupture plusieurs 6 mois avant l’élection.
Solution trouvée ? Pas de démission.
À la place, un changement de contrat avec une structure partenaire ? .. on modifie l’étiquette, on réécrit l’intitulé, on ajuste le papier… mais on reste dans le même écosystème, avec la même continuité professionnelle perçue.
Sur le formulaire, tout va bien.
Dans l’esprit de la règle, beaucoup moins.

Dit autrement : on ne quitte pas le véhicule, on change juste la plaque d’immatriculation.
La loi n’a pourtant pas été écrite pour encourager ce genre de figures acrobatiques. Elle vise la neutralité de l’administration et l’égalité entre candidats. Changer de contrat sans rompre réellement le lien institutionnel, c’est respecter la lettre en malmenant l’esprit.

Ce n’est pas un détail technique : la Préfecture de la Martinique rappelle régulièrement que la séparation doit être effective, pas cosmétique.
L’objectif est simple : éviter toute confusion entre fonctions administratives et engagement politique local, et garantir que personne ne bénéficie d’un avantage structurel.

Et dans ce montage, la responsabilité politique de l’institution ne peut pas être éludée.
La CTM est présidée par Serge Letchimy : quand des aménagements internes donnent l’impression que la règle est négociable selon le profil du candidat, ce n’est plus seulement un cas individuel. C’est une question d’exemplarité.

Avec Letchimy … on ne démissionne pas, on rebaptise.
On ne rompt pas, on réaménage.
Et pendant que la loi regarde la façade, l’arrangement s’invite en coulisses. En bon dard et en tout cas car la justice aurait les yeux loli. Pas sûr...

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