La Cour Régionale des Comptes a encore frappé en Martinique ! Et là , ce sont encore les dépenses du personnel -la poule aux oeufs d'or- qui pose problème ....C’est justement LE péché mignon de Fort-de-France. Elles expliquent presque à elle seules pourquoi la ville ne parvient pas à dégager un autofinancement et pourquoi ses dépenses d’investissement sont ridiculement faibles (page 12).
Les magistrats de la CRC remarquent pourtant que la ville dispose de ressources fiscales nettement supérieures à la moyenne (fin de la page 10)
Donc malgré ces recettes abondantes, la ville s’appauvrit à travers des charges de personnel de plus de 2 000 agents : tout l’argent dépensé pour payer ces agents, plus de 100 M€ en 2019 (page 11), manque à l’appel pour financer les investissements dont le chef-lieu aurait tant besoin pour ses 80 000 habitants et les Martiniquais qui y travaillent....
Il suffit de jeter un simple regard sur l'organigramme de la mairie de Fort-de-France, pour se rendre compte que depuis l'arrivée de Didier Laguerre, si, certes le personnel a diminué (on se rappelle qu'il était de 4000 agents à l'époque "sociale" d'Aimé Césaire), les directions générales adjointes se sont multipliées , et même la création inédite d'un(e) secrétaire général(e), sans compter les directeurs de départements et autres chargés de mission ! .... ça en fait beaucoup de gros salaires , hein Didier ?

Et oui ! ... et cela coûte cher à la ville : de 6000€ à 9000€ net mensuels comme salaire de DGS et DGA , et ne parlons même pas des emplois qui ont été inutilement récupérés de la cuisante défaite de 2015, réembauchés à la ville , des emplois fictifs ou encore primes de départ à la retraite ( véritable jack-pot pour des cadres propulsés hors-classe ou autre DGA) ... tout ceci venant gonfler outrageusement ces fameux frais de personnel pointés du doigt par la CRC.
Que Didier Laguerre ne vienne pas nous raconter le baratin habituel du rôle de "soupape sociale" de la ville... ça c'était avant ! aujourd'hui, la ville est devenue un vaste marché , une poule aux oeufs d'or , où les "gros" se servent au lieu de servir et se payent allègrement des salaires de ministres ...
Voilà comment la ville d'Aimé Césaire s'éloigne de sa pensée progressiste et continue à faire croire qu'elle est une soupape sociale ... Prise d'assaut par des profiteurs !
On en reparlera plus précisément dans d'autres articles ... et on vous donnera malheureusement les détails qui dérangent...!
Quant aux "petits" , il paraît qu'on leur demande de patienter en leur enlevant leurs heures supplémentaires et autres primes ... tandis que d'autres se permettent de continuer à piller la ville et se sont déjà constituer un pactole pour leur retraite de nabab ! Mi bab.
Pauvre Césaire ! Aimé ...vous les uns...les autres.