Pour ceux-là, "je reviendrai très rapidement" a ajouté Mme Penchard. "J'ai aussi indiqué que je ne reviendrai que si nous sommes, en Guadeloupe, dans une situation calme et qu'il n'y a pas de manifestation". Selon Mme Penchard, M. Domota "a accepté cette façon de voir et de travailler ensemble".
La secrétaire d'Etat a précisé qu'elle "avait bien entendu le message qu'avaient envoyé les Guadeloupéens au travers de la manifestation" organisée samedi 3 octobre par le LKP. Elle avait réuni 5.000 selon la préfecture et 25.000 selon le LKP.
M. Domota avait déclaré à la presse, quelques instants plus tôt, avoir précisé à Mme Penchard que le LKP "n'avait pas le choix". "Nous lui avons dit que, pendant qu'elle travaille, nous, nous continuons à faire notre travail: distribuer des tracts, tenir assemblées générales, réunions d'information et meetings de façon à ce que, si les choses n'avancent pas, nous appelions à la mobilisation générale et à la grève générale". "Que chacun, de son côté, fasse ce qu'il a à faire" a-t-il ajouté.
Interrogé sur le "climat" de cette rencontre, M. Domota l'a qualifié de "très détendu". "Nous avons discuté entre gens de bonne composition et nous nous sommes compris: nous avons compris ce qu'elle avait à nous dire et nous croyons qu'elle a aussi compris notre position" a-t-il ajouté.
Le LKP a entrepris, depuis la mi-septembre, de mobiliser sa base militante en multipliant les meetings dans les villes et communes de l'île.
Source AFP