
Je n’ai pas Ă excuser ce nageur. Il est atrocement seul dans son couloir. Il est la bĂȘte de foire des enfoirĂ©-es de sa race. Il a la tĂȘte sous l’eau et notre sociĂ©tĂ© crĂ©ole empreinte d’enculĂ©-es maintient son ĂȘtre sous l’eau.
On se moque de lui. On le harcĂšle. Il n’est pas normal. Il n’est pas des notres. Pire il n’est pas comme nous. ApnĂ©e durable. Insupportable.
Alors quand sous la pression abyssale des profondeurs, ses poumons violent sans gĂšne l’oxygĂšne dans un high Ay kokĂ© manman zot sans azote, les glaires et hypocrites biens pensants de l’Ăźle chĂšre Ă Emia Eriasec sont choquĂ©s comme des boules de tac Ă tac qui s’entrechoquent. Collective manque de couilles sociĂ©tale ?
Aujourd’hui, Lucas est dĂ©sormais le PATRON. Il a victorieusement rampĂ© sur des centaines de mĂštres d’eau pour ne plus avoir de maĂźtres. Pour ne plus se soumettre.
La Martinique me donne souvent envie de vomir avec de grosses tentations de grĂšves de la fin. Lucas…aquĂ la vida es loca. Pero tu donnes du sens au mot homme. Je suis fier de toi.
gilles dégras










