Quatre matchs, deux déplacements et deux rendez-vous au stade Pierre-Aliker. Du 25 septembre au 5 octobre, la Martinique disputera une campagne resserrée de Ligue des nations. Avec deux objectifs : défendre sa place en Ligue A et se rapprocher de la Gold Cup 2027.
Les noms sur une liste peuvent faire naître des espoirs. Ils ne rapportent pas encore de points. Pour les Matinino, cette nouvelle campagne devra transformer les promesses en résultats, sans beaucoup de temps pour les réglages.
Cette cinquième édition de la Ligue des nations s’achèvera, pour le titre de Ligue A, par une phase finale du 25 au 28 mars 2027. Le Mexique, vainqueur de l’édition précédente, y remet sa couronne en jeu. Pour la Martinique, le premier défi se situe bien avant : réussir sa phase de groupes.
Un groupe relevé, un calendrier qui ne ressemble pas à un championnat classique
La Martinique évoluera dans le groupe B de la Ligue A, aux côtés du Honduras, de la Jamaïque, du Guatemala, du Suriname et du Salvador. Attention à la distinction : le groupe B n’est pas la Ligue B. Les Matinino jouent bien dans la division supérieure de la compétition.
Autre particularité : les six sélections ne s’affronteront pas toutes. Chaque équipe disputera seulement quatre rencontres, deux à domicile et deux à l’extérieur. La Martinique rencontrera ainsi le Salvador à deux reprises, ainsi que le Suriname et le Honduras. Elle ne croisera ni la Jamaïque ni le Guatemala pendant cette phase, tout en partageant leur classement.
Cette formule impose d’être prêt immédiatement. Un faux départ pourrait peser lourd dans une campagne aussi courte. L’enjeu sera donc de ramener des points des déplacements, puis de faire fructifier l’avantage du terrain.
Une sélection renforcée, sans effacer le football local

Le sélectionneur Fabien Mercadal a retenu 25 joueurs, auxquels s’ajoutent sept réservistes. La liste officielle a été publiée le 16 septembre.
L’un des éléments marquants est la présence de 17 joueurs évoluant dans des championnats professionnels hors de Martinique, selon RCI. Parmi eux figurent Kenny Lala, du Stade Brestois, et Ludovic Blas, du Stade Rennais, mais aussi Jonathan Varane, à Queens Park Rangers, Kévin Appin, à Burgos, ou Brighton Labeau, au FC Thun. De quoi nourrir les attentes autour de cette sélection.
Le championnat martiniquais conserve néanmoins sa place. Daniel Hérelle, Christof Jougon, Johnny Marajo, Aldrick Boulois ou encore Enrick Reuperné figurent dans le groupe. Mercadal insiste d’ailleurs sur cette continuité : « On fait confiance à nos joueurs qui ont répondu présents », explique-t-il à RCI.
Le calendrier des Matinino : quatre rendez-vous à retenir
La Martinique commencera par deux rencontres à l’extérieur avant de terminer par deux réceptions à Fort-de-France. Tous les horaires ci-dessous sont ceux de la Martinique, selon le programme publié par la Ligue de football.
| Date | Rencontre | Lieu | Heure de Martinique |
|---|---|---|---|
| Vendredi 25 septembre 2026 | Salvador – Martinique | Estadio Jorge Mágico González, San Salvador | 23 h |
| Lundi 28 septembre 2026 | Suriname – Martinique | Franklin Essed Stadion, Paramaribo | 18 h |
| Vendredi 2 octobre 2026 | Martinique – Honduras | Stade Pierre-Aliker, Fort-de-France | 20 h |
| Lundi 5 octobre 2026 | Martinique – Salvador | Stade Pierre-Aliker, Fort-de-France | 18 h |
Cet enchaînement laisse peu de marge pour récupérer et ajuster le jeu. La gestion de l’effectif pourrait donc compter autant que le choix du onze de départ. L’objectif sera d’aborder les deux matchs à domicile avec des perspectives encore ouvertes, plutôt qu’avec l’obligation de réparer un début de campagne manqué.
Pierre-Aliker doit devenir un véritable avantage
Les réceptions du Honduras et du Salvador offriront au public martiniquais deux occasions de prendre sa part dans cette campagne. Elles sont programmées les 2 et 5 octobre au stade Pierre-Aliker.
Ces rendez-vous méritent mieux qu’une mobilisation conditionnée au résultat du match précédent. On peut discuter les choix du sélectionneur, comparer les joueurs, débattre du système de jeu. C’est aussi cela, le football. Mais une équipe qui porte le nom de la Martinique doit pouvoir trouver du soutien avant même d’avoir gagné.
L’ambition n’interdit pas la lucidité. Cette sélection devra encore démontrer sa solidité et son efficacité. Elle dispose d’une occasion de faire avancer son projet, de défendre son statut et de rapprocher le football martiniquais d’un nouveau rendez-vous continental.
Les noms sur la liste donnent envie. Les points au classement diront la suite.











