
Le 17 décembre 2001, Aimé Césaire plantait, à l’habitation Clément, à l’invitation de Bernard Hayot, un courbaril. Pierre Aliker, frère d’André, vit cette mise en terre comme un poignant coup de poignard qui vient raviver la plaie béante de l’assassinat du journaliste de Justice.
Ce geste est un court baril de poudre et le poète est le nègre en littérature de ce mauvais roman qui ment. Dans le coeur de la cité foyalaise, les mots fleurent le malaise.
L’échange entre les hommes est glaciale. Le lin blanc, cinglant comme un linceul, lâche sèchement, cinq mots maux : « Aimé tu m’as trahi ». Sans commentaire mais comment taire ?
Lire aussi :
Le courbaril planté par Aimé Césaire à l’habitation Clément en Martinique est…MORT https://www.bondamanjak.com/le-courbaril-plante-par-aime-cesaire-a-lhabitation-clement-en-martinique-est-mort/











