
Pour la énième fois la France prouve qu’elle est le pays des DOIGTS dans l’homme NOIR.
Eh oui comme pourrait le dire Bally Bagayoko (nous attendons la confirmation d’Appoline de Malherbe ) … ll faut arrêter de tourner autour du pot. Même Antoine Crozat n’aurait pas oser. Pourtant…
Ce qui s’est passé à l’Assemblée générale de l’ONU n’est pas un simple épisode diplomatique. C’est une gifle. Une de plus. Une gifle bien nette, bien sonore, administrée à la mémoire de millions d’Africains déportés, broyés, niés.
Et au milieu de cette scène, la France.
Oui, la France.
Pas celle des discours enflammés sur les droits de l’homme. Pas celle qui aime donner des leçons au reste du monde. Non. La France qui s’abstient. Qui se planque. Qui esquive. Qui regarde ailleurs au moment précis où il fallait juste dire une chose simple : oui, ce crime est l’un des pires que l’humanité ait produits.
S’abstenir, ce n’est pas de la neutralité. C’est de la lâcheté qu’on ne peut acheter que cachetée. Une glaire lâcheté maquillée en prudence diplomatique.
C’est un vieux réflexe : ne pas trop remuer la boue, de peur que l’odeur remonte jusqu’aux salons feutrés de la République.
Parce que soyons clairs : reconnaître pleinement la traite et l’esclavage racialisé, ce n’est pas seulement parler du passé. C’est ouvrir un dossier. Un vrai. Avec des questions qui dérangent : qui a profité ? Qui profite encore ? Et pourquoi les descendants des victimes sont toujours en bas de l’échelle pendant que les héritiers du système continuent de tenir les leviers ?
Alors la France hésite. Elle temporise. Elle s’abstient.

Mais pendant ce temps, d’autres font pire.
Les États-Unis, Israël, l’Argentine : eux, ils ne se cachent même pas. Ils votent contre. Contre quoi exactement ? Contre l’idée que l’esclavage racialisé des Africains est une injustice majeure et durable ? Contre la vérité historique ? Contre la dignité humaine ?
Il faut appeler ça par son nom : un refus frontal. Un rejet. Une claque assumée.
Ce n’est plus de la gêne, c’est du mépris.
Un mépris froid, institutionnel, emballé dans des justifications techniques, juridiques ou politiques, mais qui, au fond, dit la même chose depuis des siècles : certaines douleurs comptent moins que d’autres.
Et après ça, on viendra parler de mémoire partagée ? De réconciliation ? De valeurs universelles ?
Foutaise.
La vérité, c’est que dès qu’il s’agit de regarder l’esclavage en face, les grands donneurs de leçons deviennent soudainement très petits. Très prudents. Ou très arrogants.
Mais qu’ils le veuillent ou non, le dossier ne se refermera pas.
Parce que la mémoire noire, elle, ne s’abstient pas. Elle n’a jamais eu ce luxe. Elle encaisse, elle transmet, elle résiste. Et elle observe aussi.
Elle observe ces votes. Ces silences. Ces refus.
Et elle en tire des conclusions. Et elle vote comme en Île-de-France. Elle « survote » comme on a pu l’entendre sur les médias « merde in France » à l’occasion des Municipales de mars 2026.
Ce jour-là à l’ONU, il ne s’agissait pas seulement d’un texte. Il s’agissait d’un test.
Et beaucoup ont échoué en bon dard et en tout cas car les masques blancs tombent comme des tombes, des caveaux de caniveaux.
gilles dégras











