« SERGIO M’A TUER… »

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Serge #LETCHIMY, le président du Conseil régional de la #Martinique en annonçant avoir bien reçu une lettre de démission de Catherine #CONCONNE de son poste de conseillère régionale, et en la faisant publier, vient purement et simplement de liquider sa première vice-présidente.

D’ores et déjà, il apparaît comme le plus grand « gaffeur » de « l’été » et le lauréat incontestable d’un bonnet d’âne que l’histoire politique retiendra.
Son nom sera désormais associé à ce haut fait d’armes dont doivent se gausser à satiété le copain Lurel et les autres de Paris et des Provinces.

EN EFFET, MADAME CATHOU CONCONNE N’EST PLUS CONSEILLÈRE RÉGIONALE DEPUIS SA LETTRE DE DÉMISSION DU LUNDI 3 AOÛT 2015.

Les prières de Monseigneur Macaire, du révérend Jessie Jackson ou les incantations d’autres natures n’y pourront rien.

La loi précise que les conditions de « démission volontaire » d’un conseiller régional sont identiques à celles d’un conseiller municipal.

Or, que dit la loi ?

1-Le second alinéa de l’article L 2121-4 du CGCT dispose que la démission volontaire est définitive et entre en vigueur dès la réception de la lettre de démission du conseiller régional concerné par le président du conseil régional.

2-Le président du conseil régional n’a absolument aucun pouvoir d’appréciation sur le bien fondé ou nom de cette démission … Il ne dispose d’aucun « pouvoir d’appréciation sur la portée » de la lettre de démission de l’élu.

Sa seule marge de « manœuvre » n’existe qu’en cas de suspicion d’une pression sur l’élu démissionnaire (CE du 16 janvier 1998, commune de Saint-Michel-Sur-Orge, n0 188892).

Il conviendrait alors de prouver que madame CONCONNE a rédigé sa lettre de démission, par exemple sous la contrainte physique des « chyen abiyé an moun » de l’opposition…

Or, tel n’est pas le cas.

3-Madame Cathou la blonde ne peut non plus se rétracter après réception de sa lettre de démission par le brillant conquérant du bonnet d’âne (CE 12 février 2003, commune de la Seyne-Sur-Mer).

Une décision devenue définitive ne peut en effet être retirée.

4-Le président du conseil régional doit immédiatement transmettre au préfet une copie intégrale de la lettre de démission.

Mais… L’information du préfet n’est pas une condition de validité ou d’effectivité d’une démission (CE 28 juillet 1999, élections de la Celle-Saint-Cloud, n0 203205).

Il s’agit d’une simple information et non de la transmission d’un acte pour l’authentifier ou l’approuver.

5-Le conseiller régional dont la démission volontaire est entrée en vigueur (par la seule transmission de sa lettre de démission au président du conseil régional) ne peut donc plus participer aux délibérations de l’assemblée régionale (CE 26 mai 1995, commune de Vieux-Habitants, n0 167914).

Il ne reste plus à Sergio qu’à préparer le discours qu’il prononcera, à chaudes larmes préparées par Georges le crocodile lamentinois, on s’en doute, sur la dépouille politique de sa première vice-présidente qu’il a tuée avec une ingénierie qui fait rêver.

COMMENT SERGIO LA GAFFE S’Y EST-IL DONC PRIS POUR SE COUVRIR D’UN TEL RIDICULE ?

Cette crise montre que le président du conseil régional manque de lucidité politique, voire de lucidité tout court. Il est incapable de gérer avec intelligence et sang-froid une situation complexe. La communication autour de la mise en examen de Cathou le montre clairement :

-On monte un comité de soutien et on ouvre une page Facebook (7 j’aime) pour supprimer l’un et l’autre le jour suivant.

-On demande à Cathou de rédiger une lettre de démission, en sachant qu’on la refusera, convaincu que ce stratagème à la con permettra de faire apparaître la Cathou comme « une femme d’honneur » et le président de Région comme un président fort et tout-puissant qui refuse, en grand seigneur, la démission de la blonde noircie par les vapeurs de Vedettes Madinina.

Seul hic, la démagogie manipulatrice médiatisée a pris le dessus sur l’intelligence basique qui consistait à vérifier d’abord ce que disent les textes de loi en matière de démission d’un élu. Parce que -pauvre Sergio ! – l’assemblée régionale n’est pas un gouvernement. Mais non ! Et toi tu n’es pas un président de la République !

C’est ainsi que Cathou se retrouve à la rue, sans valise et sans pantalon, grâce à l’ingénierie de Sergio. Et Sergio aussi par la même occasion. Mais lui au moins à son bonnet d’âne !

Peut-on vraiment faire confiance à un homme capable d’une telle idiotie ? Du pain béni pour les multinationales…

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