
Alexander Zverev a encore croisé Taylor Fritz. Et comme dans tous les films d’horreur, on connaît déjà la fin avant même le générique.
Ce samedi à Halle, le géant allemand pensait pourtant avoir trouvé la formule magique. Premier set dans la poche, public acquis à sa cause, confiance gonflée à bloc après son récent sacre à Roland-Garros. Mais voilà… quand Fritz apparaît de l’autre côté du filet, les neurones tennistiques de Sascha semblent immédiatement passer en mode économie d’énergie.
Résultat des courses : victoire de l’Américain 6-7, 6-4, 7-5. Une défaite qui ressemble furieusement aux six précédentes. Car oui, Taylor Fritz vient désormais d’aligner sept victoires consécutives contre l’Allemand. Sept. À ce niveau-là, on n’appelle plus ça une rivalité. On appelle ça une relation toxique.
Le plus fascinant, c’est que Zverev arrive toujours avec de nouveaux espoirs. Nouveau tournoi. Nouvelle surface. Nouvelle dynamique. Nouveau discours. Et à la fin, c’est toujours Fritz qui repart avec le sourire et l’addition. Un peu comme si l’Américain possédait le code PIN mental de l’Allemand.
Les statistiques deviennent d’ailleurs embarrassantes. Fritz mène désormais largement dans leurs confrontations directes et semble avoir installé sa résidence secondaire dans la tête de son adversaire. Certains collectionnent les timbres. Fritz collectionne les victoires contre Zverev.
À ce stade, la question n’est plus de savoir si Zverev peut battre Fritz. La vraie question est de savoir si Fritz ne devrait pas figurer directement dans le staff psychologique de l’Allemand.
Une chose est certaine : lorsqu’Alexander Zverev aperçoit Taylor Fritz dans un tableau ATP, il ne voit plus un adversaire.
Il voit son contrôle technique annuel.
Et il sait déjà qu’il va échouer.
Victoire de Fritz en demi-finale à Halle et 7e succès consécutif face à Zverev.

