Il est libre Mike, il est libre Mike! Y´en a même qui disent qu´ils l´ont vu voler

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Par Mike Ibrahim

Bon, maintenant que tout le monde est calmé et que l’actualité va vite reprendre son cours, il est temps…d’en remettre une couche.
Il y a tellement de choses effroyables dans le discours de Mme Rossignol (et dans l’attitude générale de ce gouvernement), que parfois, je vous jure, il m’arrive d’avoir une forme de nostalgie régressive quand je pense à l’ère Sarkozy. Et puis bon, après une aspirine, un extrait du discours de Dakar, un extrait du discours de Grenoble, les relectures du Cahier d’un retour au pays natal, du Discours sur le colonialisme, de Peau noire masques blancs, un verre de rhum, du boudin (oui créole), des accras et l’intégrale de la série Racines, oui après tout ça, je reprends des couleurs (humour) et la raison (pas humour). Et si vraiment ça ne va pas mieux, je fais profiter tout le quartier de ma collection de vinyles de la compagnie créole.
Alors qu’est-ce qui ne va pas mon petit oiseau ? Quel est ce chant si nauséabond qu’il en ferait fuir le printemps ? (Oui c’est le printemps). De quoi doit-on s’offusquer ?
– De ce lapsus intriguant ? « Il y avait des nègres afr.. des nègres américains ». Bon déjà là, sans même parler du sens des mots, on se rend bien compte qu’on a affaire à quelqu’un qui maîtrise son discours. Ah non zut je ne voulais pas dire nègres africains, je voulais dire nègre-américains. Hé oui attention, soyons précis ! Donc bon, mon petit oiseau, l’excuse de la faute de langage… Moi ça me donne vraiment l’impression que t’es venue me chier sur le crâne et que vraiment, mais vraiment, personne ne veut de ma voix.
– La répétition du mot nègre. Franchement ça aussi c’est beau. C’est comme voir quelqu’un se prendre les pieds dans le tapis en slow motion. C’est aussi, je crois, la manifestation éclatante de ce racisme « inconscient » (d’autres diront « culturel ») qui irrigue la classe politique française, tous partis confondus. Et quand je dis racisme, je ne parle pas que de racisme anti-noirs (quelle jolie expression). Et quand je dis classe politique française, peut-être il y a t-il d’autres recoins de la société eux aussi atteints par la gangrène suprématiste ?
Ça nous amène au troisième point et peut-être le plus choquant de tous.
– Le silence du journaliste. Le silence que dis-je, l’acquiescement ! Un petit « Ouais » entendu et hop j’enchaîne, deux questions supplémentaires, lancez la pub, un café, l’addition. Journaliste : Personne cultivé(e), alerte, sur le coup, hargneux, qui relance, qui écoute son interlocuteur… JOUR-NA-LISTE. Je propose un appellation pour cette maladie, La Lucéite Aigüe. Souvenez-vous, Elise Lucet face à Guerlain (« Pour une fois, je me suis mis à travailler comme un nègre. Je ne sais pas si les nègres ont toujours tellement travaillé, mais enfin… » ). Vous vous rappelez d’une réaction ? Aucune. Le plus drôle dans tout ça, c’est la suite de la phrase. Le vieux sénile parlait de la création d’un parfum pour une dame en particulier et a quand même trouvé le moyen d’enchaîner avec un « J’ai trouvé que ça sentait assez bon pour lui présenter… » Ceci après des propos qui sentent la merde. Jean Roucas n’aurait pas fait mieux.

Dans toute démocratie qui se respecte, Madame la Ministre aurait déjà repris sa liberté (celle de dire des conneries inclue) et démissionné.
Mais peut-être que notre petit Rossignol fait partie de ces oiseaux qui préfèrent rester dans la cage.

Mike Ibrahim…
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