LETTRE OUVERTE À ÉTIENNE DESPLANQUES, PRÉFET DE MARTINIQUE, ET À EMMANUEL MACRON, PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE 🇫🇷
Des Martiniquais pris en otage à Cariacou : jusqu’à quand le silence de l’État ?

Monsieur le Préfet,
Monsieur le Président de la République,
Depuis le mois d’avril 2026, plusieurs ressortissants français, dont des Martiniquais, vivent une situation qui interroge profondément le rôle protecteur de l’État français.
À Cariacou, dans l’État de Grenade, leurs bateaux sont immobilisés au cœur d’un conflit foncier qui ne les concerne pas. Ils en subissent pourtant toutes les conséquences. Parmi eux, Christophe Dieudonné, entrepreneur du Marin, voit son activité paralysée, ses engagements professionnels compromis et son préjudice s’aggraver chaque jour.
Pendant ce temps, la République regarde-t-elle ailleurs ?
Comment accepter que des citoyens français demeurent bloqués pendant des mois sans qu’une solution concrète ne soit trouvée ?
À quoi sert un passeport français si, lorsqu’un citoyen est confronté à une telle situation à l’étranger, il ne reçoit qu’un silence administratif en retour ?

La France entretient des relations diplomatiques avec la Grenade. Le préfet représente l’État en Martinique. Le Quai d’Orsay dispose d’un réseau diplomatique. Alors pourquoi cette impression d’abandon ?
Les questions sont simples.
Quelles démarches ont été entreprises depuis avril 2026 ?
L’ambassade de France est-elle pleinement mobilisée ?
Le ministère des Affaires étrangères est-il intervenu auprès des autorités grenadiennes ?
Les autorités françaises considèrent-elles cette affaire comme prioritaire ?
Combien de Français sont aujourd’hui concernés ?
Au-delà des procédures et des conflits de propriété, il y a des hommes, des familles, des entreprises et des vies suspendues.
Chaque jour supplémentaire d’immobilisation représente des pertes financières, des contrats annulés, des inquiétudes et un profond sentiment d’abandon.
Monsieur le Préfet, les Martiniquais attendent des actes.
Monsieur le Président de la République, protéger les Français ne devrait pas dépendre de leur lieu de résidence.
Nous demandons qu’une intervention diplomatique soit engagée sans délai afin que cette situation trouve une issue rapide et que les ressortissants français puissent retrouver la libre disposition de leurs biens et leur liberté de circulation.
Le silence n’est plus une réponse.
Les Martiniquais méritent mieux.
Bondamanjak attend désormais des réponses publiques.
