
En Martinique, lâĂ©conomie fait du surplace. Pas besoin de GPS pour le constater : les investissements reculent, les chantiers se rarĂ©fient au grand dam…d’Antoine et d’Anicet…et la jeunesse continue de regarder lâhorizon en se demandant si son avenir ne se trouve pas ailleurs que dans notre prison insulaire oĂč poussent des douilles.
Pendant ce temps, les grands maĂźtres de la parole publique distribuent des communiquĂ©s comme dâautres distribuent des dragĂ©es : avec le sourire, mais sans effet sur le rĂ©el.
Ă force de gĂ©rer lâurgence et dâoublier lâessentiel, nous voilĂ champions d… factice Ă©conomique.
On inaugure, on promet, on consulte, on commissionne. On fait des lettres ouvertes aux …MATINIQUAISES. Trop nul le mec. On parle de curseur Ă la con.
Mais qui investit ?
Qui produit ?
Qui prĂ©pare lâĂźle de demain ?
Aimé Césaire ?
Ămia Eriasec ?
La rĂ©ponse se perd dans le vent des confĂ©rences de presse waist of time. Les journalistes se grattent les couilles, les presbytes se titillent le clito dans des Clio. Ce n’est pas grĂące Ă ces nuls que l’opinion publique va changer de pignon.
Une sociĂ©tĂ© qui nâinvestit plus finit par hypothĂ©quer son avenir. J’ai HONTE. Putain…PĂ©tain…comment peut-on ?
gilles dégras
Et si la Martinique stagne durablement aujourdâhui, câest peut-ĂȘtre parce quâelle attend encore quâune vĂ©ritable volontĂ© politique remplace enfin le confort des discours.
Le rĂ©veil sera dâautant plus brutal que lâon aura longtemps prĂ©fĂ©rĂ© le commentaire Ă lâaction










