
Coup de tonnerre sous la coupole du Capitole. Alors que Donald Trump jouait au commandant suprême en mode Rambo XXL depuis le déclenchement de la guerre contre l’Iran le 28 février dernier, la Chambre des représentants lui a envoyé un message simple, clair et compréhensible même par un missile Tomahawk : « Doucement patron ! »
Par 215 voix contre 208, les élus américains ont adopté une résolution demandant le retrait des troupes américaines engagées dans ce conflit. Une résolution symbolique certes, mais un symbole qui claque plus fort qu’une porte de bunker en pleine alerte rouge.
Depuis plusieurs mois, le locataire de la Maison-Blanche avançait comme un conducteur de yole sans équipage, persuadé que la Constitution des États-Unis était une simple notice de micro-ondes. Problème : au pays de l’Oncle Sam, il existe encore quelques élus qui pensent que déclarer une guerre n’est pas un hobby présidentiel.
Résultat ? Un véritable revers politique pour celui qui se voyait déjà en chef de guerre incontesté. Le Congrès lui rappelle que même dans l’empire du hamburger nucléaire, il existe encore une séparation des pouvoirs.
Pendant ce temps, les fabricants d’armes regardent le spectacle avec inquiétude. Car chaque jour de paix potentielle représente des milliards qui ne tombent pas dans certaines poches très patriotiques.
À Washington, l’ambiance est désormais aussi électrique qu’une prise EDF plongée dans une piscine. Les trumpistes dénoncent une trahison. Les démocrates parlent de retour à l’État de droit. Quant aux citoyens américains, ils découvrent une fois de plus que les guerres se lancent rapidement mais que les factures arrivent toujours plus vite que les victoires.
La suite ? Le Sénat devra se prononcer. Et Donald Trump conserve la possibilité d’opposer son veto. Mais une chose est certaine : ce vote restera comme le premier gros caillou lancé dans les bottes présidentielles depuis le début de cette aventure militaire.
Comme dirait un vieux sage créole : quand tout le monde te dit de rentrer à la maison, il est peut-être temps de vérifier si tu n’es pas parti sans permission.












