
Le 21 avril 2026, les présidents des Cellules Économiques Régionales de la Construction (CERC) étaient réunis au siège de la CAPEB (fédération nationale d’artisans du Bâtiment) à Paris afin d’échanger sur les enjeux du secteur du BTP, l’observation économique et les perspectives de développement du réseau.
Une rencontre stratégique où il était notamment question d’harmonisation des pratiques, de mutualisation des outils et d’amélioration de la production de données au service des professionnels du BTP. Autrement dit : une réunion où il était précisément question du rôle d’observatoire des CERC.
Parmi les participants, la Martinique a particulièrement retenu l’attention.
Alors que les représentants des autres territoires semblaient concentrés sur les débats, prendre des notes ou participer aux échanges, le représentant du président de la CERC Martinique (payé 4000 € par mois de présence) a démontré une maîtrise particulièrement sereine des sujets abordés. Une sérénité telle qu’elle a pu être interprétée par certains observateurs comme une forme avancée de méditation institutionnelle.
Cette méthode révolutionnaire consiste à fermer les yeux afin de mieux prendre du recul sur les problématiques abordées.
Les plus mauvaises langues évoqueront une sieste.
Les plus bienveillants parleront d’une phase d’observation approfondie.
Chacun son interprétation.
Quoiqu’il en soit la délégation martiniquaise semble avoir inventé un nouveau concept d’observation économique : la veille profonde. Le terme mériterait probablement d’être déposé à l’INPI.
Il faut reconnaître que dans un contexte où le secteur du BTP attend des analyses, des indicateurs fiables et une vision prospective, la performance mérite d’être soulignée, car il n’est pas donné à tout le monde de parvenir à dormir pendant une réunion consacrée précisément au sujet qu’il est censé représenter.
Une compétence qui, à défaut d’enrichir les bases de données du réseau des CERC, contribue incontestablement à enrichir les albums photos des participants.
La CERC de Martinique continue donc de rayonner au sein du réseau national. À sa manière. Les yeux fermés et presque les doigts dans le nez…
Ya oun dè.












