22 mai 2014…le mépris banané de Roger Jaham

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Dans les années 80, à ĺ´île de La Réunion, les communes de droite continuent à noyer les esprits de ceux et celles qui métissaient le… je ne sais pas et je ne veux pas savoir…en donnant une dimension fruitée au 20 décembre, avec la fête des letchis et celle des mirabelles. Pourtant le 20 décembre est le jour où on commémore l’abolition de l’esclavage à l’ex île Bourbon. Jour communément appelé la fête des cafres. L’année symbolique de la fin de cette abomination est 1848, comme en #Martinique (22 mai) en #Guadeloupe (27 mai) et en #Guyane ( 10 juin).
Aussi, dans le creuset du métissage, la fête des letchis était une nuisance pour mieux mépriser les noirs et mettre une chape amnésique sur une histoire empreinte de honte.
Le 20 décembre 2013, je n’ai pas compris pourquoi le Conseil Régional a choisi ce jour pour poser la première pierre de la Nouvelle Route du Littoral. Énième mépris ? Manque de respect pour une composante de la population de l’île ? Je pense que oui.
En Martinique, Roger Jaham président de l’association Tous Créoles semble vouloir s’inspirer de cette méthode réunionnaise car pour les afro descendants, le 22 mai est plus important que le 14 juillet. Ça ne se discute même pas.
Alors cet homme qui déclare -fièrement- « mon ancêtre engagé était moins qu’un esclave parce qu’il n’avait pas de valeur marchande » n’a aujourd’hui qu’un souci NUIRE à ce fort symbole identitaire.
Ainsi, il use de la technique de la fête des letchis.
Seul hic, ce fruit délicieux est dans l’île plus souvent en conserve que dans les arbres. Il y a donc la banane, cette fameuse banane empoisonnée. On a donc droit le 22 mai 2014 à une méprisable JOURNÉE CRÉOLE au musée de la banane.
Une coquille vide, un creux exquis, une peau de banane à la con…une énième errance dont il a le secret mal gardé.
Roger Jaham est pathétique car en sus ce jour sacré est aussi pour lui l’occasion de faire du profit. 30 euros l’entrée.
Les peaux noires et masques blancs au cœur d’une cécité consciente, vont sûrement passer à la caisse.
Reste à savoir si Césaire aurait aimé…voir son peuple peu, pour la énième fois, sombre jouet au banania des autres.

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