
Il y a un mois, Bondamanjak annonçait le départ précipité de l’alternante recrutée par la CERC pour tenter d’enrayer la lente déliquescence d’une structure où les compétences opérationnelles semblent désormais aussi rares que les résultats concrets.
À la CERC, les départs s’enchaînent désormais avec une régularité de ligne de bus en grève.
Mais rassurez-vous : officiellement, tout va bien.
Ce jour, selon un communiqué officiel, Marie aurait simplement choisi “de poursuivre son parcours professionnel vers des missions davantage orientées vers la communication commerciale et de nouveaux projets en cohérence avec ses aspirations”.

Traduction en français de ce dialecte RH : « Circulez, il n’y a rien à voir, il s’agit juste d’un ajustement de trajectoire »
Le communiqué est tellement propre, tellement lisse, tellement calibré LinkedIn RH sous anxiolytiques, qu’une question finit presque par venir naturellement : et si c’était Marie elle-même qui l’avait rédigé ?
Dans le monde merveilleux des communiqués institutionnels, personne ne part jamais à cause d’un climat interne compliqué.
Personne ne fuit une organisation désorientée.
Personne ne quitte un navire en pleine houle.
Personne ne sature d’un management approximatif ou d’un fonctionnement en roue libre.
Que nenni ! On “poursuit son parcours”.
On “explore de nouvelles aspirations”.
On “ouvre un nouveau chapitre professionnel”.Et bien sûr, le communiqué remercie chaleureusement tout le monde : l’alternante et même le tutorat.
Le tutorat surtout, parlons-en !
Mention spéciale au passage saluant “l’accompagnement assuré dans le cadre du tutorat”.
Cette fameuse mission d’accompagnement censée transmettre compétences, méthode et savoir-faire (un peu comme un maître d’œuvre sur un chantier intellectuel) dans une structure qui, ces derniers temps, semble surtout transmettre turn-over accéléré et accompagnement vers la sortie.
Pendant ce temps, dehors, beaucoup observent surtout une structure qui semble passer plus de temps à gérer son image qu’à produire la rigueur qu’on attend normalement d’un observatoire économique.
Car il faut rappeler une chose une CERC est censée produire des chiffres fiables, des analyses solides et des diagnostics sérieux pour le compte du secteur du BTP.
Pas du storytelling RH en mode Coco Chanel ou un enchaînement de langage en mode parpaings mal alignés.
Mais officiellement : Tout va bien.
Bonne continuation Marie.
On te souhaite de trouver un vrai tuteur cette fois-ci.
Ya Oun Dé.











