Intermittents en Martinique : Silence on tourne …notamment en rond

Lundi 17 juin 2013 le Pôle Emploi Martinique avait convié les artistes et techniciens à une réunion d’information sur la gestion désormais applicable aux intermittents.

Le syndicat SATS a participé à la réunion d’informations du Pole Emploi Martinique à laquelle étaient conviés tous les artistes et techniciens bénéficiant actuellement du régime indemnitaire d’intermittent, salle la palabre, Atrium Aimé Césaire.

Léo Limol, Serge Notte, M. Petitot et Olivier Joseph représentaient le Pole Emploi Martinique.
Christian Louiset, Cécile Chabrelle et Michel Beroard assistaient à cette présentation au nom du syndicat SATS.

Il s’agissait pour le Pole Emploi d’informer sur le traitement des ouvertures de droit, et du transfert des compétences jusqu’ici dévolues à Pole Emploi Martinique vers Pole Emploi Service, basé à Paris. Si quelques prérogatives sont conservées aux services locaux, la gestion informatique des annexes 8 et 10 par Pole Emploi Service se substitue à la pratique d’accompagnement local dont Monsieur Frantz Lebene avait la charge.

Les échanges ont porté sur les risques de classement sans suite de dossiers. Il faut noter en effet que six heures de décalage horaire avec une ouverture des bureaux français entre 9 et 17 heures, cela se traduit par une possibilité d’échanges avec les gestionnaires de dossiers contenue dans une fourchette de deux ou trois heures, entre 8 h et 11 du matin en Martinique.

Le sentiment qu’ont exprimé de nombreux intermittents est que le Pole Emploi Service ne peut répondre à leur besoin dans les conditions actuelles d’organisation. Pour en avoir fait l’expérience, quelques uns ont décrit les nombreux appels à des numéros surtaxés comme le 3949 aboutissant à une boite vocale et non suivi d’un rappel du correspondant.

D’autres ont rappelé les erreurs fréquentes des employeurs conduisant à des relances nombreuses et retardant la capacité de mise à jour de leur dossier, qui jusqu’ici pouvait être corrigé sur place, dans des délais raisonnables, désormais condamnés à être considérés comme incomplets et conduisant au classement sans suite de dossiers, ou indemnisations différées, comme si on pouvait demander à un employé de Pole emploi de patienter 30 jours pour percevoir son salaire.

Après deux heures d’échanges qui s’embrouillaient, Michel Beroard a d’abord signifié l’injure qui est faite aux artistes et techniciens martiniquais dans la procédure d’information. Il a ensuite souligné qu’il eût été plus civilisé de conduire de réelles négociations que d’imposer une fois encore aux Martiniquais un fonctionnement inadapté au nom de la dépendance.

Enfin le secrétaire syndical a appelé les artistes et techniciens à prendre rapidement position pour une action forte et solidaire, seul moyen de répondre immédiatement à l’urgence de la situation. C’est dans l’union des forces et dans la recherche d’un objectif commun qu’il sera possible d’obtenir, à défaut d’un recul de l’administration d’Etat, un aménagement des conditions de notre coopération au succès de l’initiative du Pôle Emploi dans l’intérêt des ayant droits.

Une première action, poursuit-il, consisterait à se mobiliser dès jeudi prochain devant la direction de Pole Emploi, avec la presse pour montrer notre détermination et affirmer notre décision de gagner le droit au travail.

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