
Le projet de loi visant Ă crĂ©er une autoritĂ© unique de lâeau en Martinique met au grand jour une alliance politique dont les Martiniquais doivent mesurer toutes les consĂ©quences.
Ce texte prĂ©voit de retirer aux maires et aux Ă©tablissements publics de coopĂ©ration intercommunale (EPCI) leurs compĂ©tences en matiĂšre dâeau et dâassainissement pour les transfĂ©rer Ă la CollectivitĂ© Territoriale de Martinique (CTM).
Plus grave encore, cette rĂ©forme est conduite sans quâaucune consultation prĂ©alable des Ă©lus concernĂ©s nâait Ă©tĂ© organisĂ©e. Les maires et les intercommunalitĂ©s se voient ainsi dĂ©possĂ©dĂ©s de leurs prĂ©rogatives sans avoir Ă©tĂ© entendus ni mĂȘme invitĂ©s Ă donner leur avis.
Le symbole politique de cette opĂ©ration est particuliĂšrement rĂ©vĂ©lateur. Le rapporteur du texte Ă lâAssemblĂ©e nationale nâest autre que le dĂ©putĂ© indĂ©pendantiste Marcelin « Pin’s đ«đ·Â » Nadeau, chargĂ© de dĂ©fendre un projet prĂ©sentĂ© par le gouvernement Ă la demande du prĂ©sident autonomiste de la CTM, Serge Letchimy.
Cette convergence dâintĂ©rĂȘts entre indĂ©pendantistes, autonomistes et gouvernement central rĂ©vĂšle une complicitĂ© politique qui ne peut plus ĂȘtre dissimulĂ©e.
DerriĂšre les discours officiels se dessine une rĂ©alitĂ© plus prĂ©occupante : un projet Ă©laborĂ© dans le dos des Ă©lus martiniquais, associant lâĂtat et les forces politiques populistes locales dans une dĂ©marche qui ressemble davantage Ă une prise de contrĂŽle institutionnelle quâĂ une rĂ©forme concertĂ©e.
Cette mĂ©thode constitue un vĂ©ritable dĂ©ni de dĂ©mocratie. Comment justifier quâune compĂ©tence aussi essentielle que lâeau soit retirĂ©e aux collectivitĂ©s qui lâexercent aujourdâhui sans consultation prĂ©alable ? Comment accepter quâune rĂ©forme dâune telle ampleur soit imposĂ©e Ă des Ă©lus pourtant directement responsables devant leurs administrĂ©s ?
Au-delĂ de la question dĂ©mocratique, ce projet nâapporte aucune garantie de rĂ©ussite. LâexpĂ©rience rĂ©cente de plusieurs structures publiques en Martinique invite mĂȘme Ă la prudence.
Les difficultĂ©s rencontrĂ©es par Martinique Transport dĂ©montrent quâun simple transfert de compĂ©tences vers une structure plus centralisĂ©e ne constitue pas, en soi, une solution aux problĂšmes de gouvernance, de gestion ou dâefficacitĂ©.
Les Martiniquais sont donc en droit de sâinterroger. Pourquoi une telle prĂ©cipitation ? Pourquoi contourner les Ă©lus locaux ? Pourquoi concentrer toujours davantage de pouvoirs au sein de la CTM sans dĂ©montrer que cette centralisation apportera un meilleur service aux usagers ?
La gestion de lâeau mĂ©rite mieux quâun arrangement politique entre lâĂtat, les autonomistes et les indĂ©pendantistes. Elle exige de la transparence, du dialogue et le respect des principes dĂ©mocratiques. Ă dĂ©faut, ce projet restera comme lâillustration parfaite de la complicitĂ© des uns et de la duplicitĂ© des autres. Eh oui…Marcellin grĂące Ă toi…on comprend qu’en Martinique, l’Ăźle Ă Ămia Eriasec, l’idĂ©ologie est en mode esta termi…nadeau. OlĂ© đđđ¶đ¶đ¶ bagay ka fiolĂ© la fĂšt Nadeau…bagay la ka fiolĂ©…la fĂšt n’a d’eau đ¶đ¶đ¶











