
À la CERC en Martinique, auparavant, il y avait des chiffres fiables, des études crédibles, des enquêtes sérieuses. Bref, on avait mis en place un observatoire du BTP jugé nécessaire sur décision préfectorale avec promesse d’en faire quelque chose de sérieux, pas un navet.
Mais depuis l’arrivée du névrotique, l’affaire a tourné en jus de noni.

L’association est dans la sauce : l’INSEE s’est retirée et l’IEDOM ne veut plus en entendre parler faute d’interlocuteurs sérieux.
Quant à Petite Marie, stagiaire pas chère, elle ne veut plus jouer la marionnette au milieu de ces brêles. Au moins, elle ne risque pas de finir comme Trintignant, victime de noirs désirs.
Grâce au duo Anicet et Antoine, depuis quelque temps déjà, la CERC vend ce produit phare en cours de labellisation : le vent.
(Certains chuchotent qu’il a fini par germer au fil des réunions entre minables, au milieu des innombrables cons faits rances et dans le sillon des bokantaj pawol inutiles).
Mais attention, pas n’importe lequel vent.
Du vent à Dour ? Non, je m’égare du Nord.
Plutôt ceci :
Du vent institutionnel.
Du vent stratégique.
Du vent de relance.
Du vent de structuration.
Bref… la CERC cultive du vent divers, bien conditionné, prêt à être servi dans des conférences de presse bidons, comme celle du 12 mai 2026 à la Maison du BTP où la presse se précipite, sans jamais poser les bonnes questions sur les écarts de conduite de ses hôtes.
Quelques ventriloques en tenue de pasteurs étaient réunis pour pleurer et évangéliser avec des jolies diapos en mode suppos.
Micros ouverts. Caméras allumées. Air grave de circonstance. On se serait crû au théâtre. Miss MEDEF sous son air angélique avait fait le déplacement pour être aux premières loges. Le pipeau paye et pas en olive.
Pendant que le BTP martiniquais cherche des réponses concrètes à une crise bien réelle, une petite poignée d’individus individualistes ont visiblement trouvé un modèle économique plus innovant : la production en série de communiqués de crise.
Et cette fois, la CERC, à défaut de jouer son rôle d’Observatoire, s’est déguisée en Saint-Dica. Liste, pour résumer :
On parle beaucoup.
On alerte beaucoup.
Pis, comme un éléphant, ça trompe énormément.
A force de “tables rondes” où rien n’est carré, de “concertations” pleines de cons, de “diagnostics” d’agnostiques, on ne peut que se demander à quoi servent ces pseudos représentants quotidiennement endimanchés ???Mais sur le terrain, les vrais professionnels du secteur, eux, savent. Le BTP, lui, ne se répare pas avec quelques éléments de langage, ni avec un micro tendu à des pleureuses officielles.
Il se répare avec du concret. Du réel. Du sérieux.
Et tout ça, pour l’instant, c’est peut-être le produit le plus rare du catalogue.
Dans cette grande série intitulée “Le BTP tire la sonnette d’alarme”, il faudrait peut-être préciser une chose : les plus gros pyromanes sont à l’intérieur de la Maison du BTP. Mais au fait… Quelqu’un a-t-il pensé à vérifier l’état du bâtiment ?












